FIFO hors les murs 2026

Date
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Quelques chiffres pour donner la mesure de l'événement :

– 834 élèves touchés au total (effectif dédoublonné), pour 1 005 présences-films cumulées lorsqu'on additionne l'audience film par film ; – 8 films programmés, mobilisant un large éventail de disciplines : tahitien, français, anglais, SVT, physique-chimie, philosophie, histoire-géographie, STMG, cinéma audiovisuel, arts appliqués, biologie-microbiologie, enseignement professionnel.

– 19 enseignants impliqués, de la seconde générale aux BTS, en passant par les classes professionnelles et l'internat ;

– 36 séances effectives sur l'ensemble de l'opération ;

Deux soirées dédiées ont également été organisées pour les internes au réfectoire, autour de pop-corn et de glaces : la première le 29 avril (77 internes, projection de Fenua Vice), la seconde le 6 mai (72 internes, projection de Ma rue et Les mots qui blessent). Ces moments ont été particulièrement appréciés et nos maîtres d'internat, Patricia Bessert et Tamatoa Doom, ont noté à quel point ces films ont fait évoluer la perception qu'avaient les internes du cinéma documentaire — eux qui sont plutôt habitués aux films d'action.

Quelques constats qui ressortent particulièrement de cette édition : « Ma rue » (267 spectateurs) et « Les mots qui blessent » (258 spectateurs) ont été les films les plus diffusés, devant « Fenua Vice » (168). Pour "Fenua Vice", la douleur des familles touchées par l'ice a réduit plusieurs classes au silence — c'est un sujet qui résonne très directement dans le quotidien de nos élèves. Pour Ma rue, c'est la personnalité solaire et résiliente de la protagoniste SDF qui a profondément ému, en faisant évoluer le regard des élèves sur les « invisibles ». « Les mots qui blessent » a été un déclencheur de paroles précieux sur le harcèlement scolaire, avec une identification immédiate des élèves aux collégiens du film. « Before the moon falls » (108 spectateurs) a permis d'ouvrir un vrai dialogue sur les maladies mentales et la condition des femmes en Océanie — une classe de Seconde a même écrit des poèmes en hommage à Sia Figiel. À noter que la version sous-titrée a parfois posé problème en filière non-linguistique : l'expérience de Mme Vons, qui a accompagné la projection en commentant au fil du film, montre qu'un accompagnement enseignant change tout pour les sous-titres anglais. « De Gaulle, la bombe à tout prix » (53 spectateurs) a particulièrement parlé aux Terminales Bac Pro et aux Premières Spé SVT, en lien direct avec les programmes d'histoire et les révisions du baccalauréat. Le caractère local du sujet a marqué les élèves. « How to poison a planet, Yulu country » (46), « Myths and Maidens » (81) et « Tribal sisters » (24) ont trouvé des prolongements naturels en cours de SVT, BTS MSE, philosophie et cinéma audiovisuel — preuve que les films du FIFO sont d'excellents supports pédagogiques transversaux.

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